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J'écoute, je lis

Jeremiah Burlington ouvre les yeux

Jéremiah Burlington tente d’offrir un regard en biais sur un monde de travers, mais sans pour autant redresser quoi que ce soit. C'est clair ?

Samedi 14 juillet 2007
Je vous propose un nouveau vrai GRAND JEU DE L’ETE totalement hilarant et directement inspiré de celui de l’été dernier (cliquer ici).

Il s’agit cette fois et toujours grâce au moteur de recherche gougueule d’associer le nom d’une personnalité ou deux, ou trois avec un adjectif.

Même règles que précédemment : on gagne quand c’est drôle, insolite ou qu’on a envie de gagner. Toujours mes petits exemples entourés de rouge. Les deux premiers associés m’ont laissé… comment dire… perplexe, Le troisième m’a rassuré :


 A vous de jouer (nombreux) !

par Burlington publié dans : Vrac
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Samedi 14 juillet 2007

Non content de délocaliser massivement les entreprises et de dépouiller par le fait nombre de petites gens, notre système, notre mode de pensée culturel s’évertue avec roublardise et efficacité à retirer aux classes populaires ses attributs pour les récupérer, les détruire, les ringardiser ; je m’explique :

Il y a quelques décennies encore il était aisé de trouver un certains nombres de signes qui appartenaient en propre aux classes populaires et qui aujourd’hui ont vécu ; en voici quelques exemples :

Les quartiers populaires : Ceux des centres villes ont été récupérés de la plus spéculative des façons par les promoteurs immobiliers pour y loger des jeunes cadres, artistes, etc connus de nos jours sous le nom de bobos (voir mon article ).

La pétanque : Hier encore on pouvait tranquillement titiller le cochonnet sans être importuné, protégé par l’indifférence que ce sport occasionnait chez la quasi-totalité de la population à confortable revenu. Aujourd’hui, gros mot suprême, la pétanque est devenue tendance ! Drainant vers les boulodromes des individus peu fréquentables qui trouvent à ce digne sport un côté téééllement typique.

Le bistrot : Le café du commerce, hier lieu de réunion viril d’après usine ou certains zoteurs en mal d’inspiration vinrent puiser la substantifique moelle pour publier leurs « brèves de comptoir » sans jamais reverser le moindre droit d’auteur aux piliers de bars a changé de clients : l’ambiance y est aussi authentique que Paris Hilton est classe, les clients portent col blanc et cravate et les clientes tailleur chicos. On y boit plus guère, on y dîne sur des nappes à carreau des fausses blanquettes en portions congrues en trempant ses lèvres dans un bordeaux côté au guide Parker.

Le PMU : Pub à la télé – Tout est dit…

Le vélo : Hier c’était aux portes des usines que s’alignaient les vélos, demain les vélib à carte à puce s’aligneront sur les plus beaux « spots » de la capitale.

Le tour de France : Après avoir été disqualifié (à tort ou à raison, peu importe), il ne semble intéresser aujourd’hui que les journalistes sportifs et quelques biochimistes.

Le ciné à Papa : Après avoir vomi sur les Audiard (Truffaut fut le spécialiste), Bebel (sauf quand il a émargé chez Godard), Lautner, Zidi, Ventura, Gabin et consorts la presse ciné-branché encense maintenant ce ciné là, voulant nous faire croire qu’elle l’aime.

Le PCF : s’est éteint tel un souffreteux vieillard.

Le PS : s’approche également de l’hospice, mais comme il n’est plus un parti populaire, c’est pas trop grave.

La liste pourrait être plus longue, je vous invite d’ailleurs à l’allonger si le cœur vous en dit.

Alors que reste-il à ce qu’on a appelé la classe ouvrière (mais de nos jours ça ne se fait plus m’a-t-on dit), ou plutôt que veut on bien lui laisser, à quoi veut on la réduire ? A ça :

Le prolo habite une cité violente de banlieue ou un trou paumé de province. Si il est immigré, c’est un inculte fanatisé ; si c’est un français « de souche » c’est un inculte raciste. Il se repaît de télé-réalité, mange trop gras et est un vil fainéant ne comprenant rien à la beauté de ce monde mondialisé.

J’éxagère ? Si peu…

Alors voilà, je gagne moins de 1500 euros par mois, je joue à la pétanque avec des copains, je fais un petit tiercé de temps en temps dans un bistrot bruyant et enfumé. Je regarde Cancellara en jaune qui ne résistera pas à la montagne en rêvant aux Mercx et Poupou de mon enfance, je connais encore par cœur un bon quart des tontons flingueurs mais je ne suis ni au PCF ni au PS (ce qui vous élimine des réponses pour mon jeu de l’été), comble du vice, je ne rentre pas dans le descriptif en gras ci-dessus (enfin pas trop).

En guise de conclusion : Merde aux détrousseurs du petit peuple ! Burlington des bois s'en va récupérer tout ce que vous nous avez pris ! Et plus encore, pour préjudice moral ! Tremblez vermine, je viendrais pendant votre sommeil, en ami, avec le sourire... Et plus jamais vous ne toucherez une boule de pétanque ni un ticket de tiercé !

par Burlington publié dans : Humeur
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Dimanche 8 juillet 2007
Revenant ces derniers temps devant mon ordinateur individuel portatif en couleurs, je viens de m'apercevoir que Manu Larcenet avait déménagé. Le temps de corriger les liens et de publier un dessin... Et puis voilà.
par Burlington publié dans : Web
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Samedi 7 juillet 2007

Mercredi, profitant d’un rtt bien mérité (travailler moins pour vivre plus, m’est avis que c’est le présidentiel slogan) et de billets à tarif imbattable, nous sommes allés en famille chez Mickey-Marne-La-Vallée-Chessy-Land.

Pratiquant peu l’attraction enparqué, ce n’était que ma seconde visite chez la souris outratlantique.

Sache, cher lecteur, que, n’aillant rien perdu de mon regard en biais, j’ai cherché par tous les moyens l’angle d’attaque imparable me permettant de détruire avec fiel et mauvaise foi cette institution du divertissement de masse…

… Et puis crotte (de souris) ! Je me suis fait avoir comme un bleu, comme un môme :

Le parc est plus que bien entretenu, le personnel est tellement aimable (globalement) qu’on oublie à quel point il est sous-payé, les attractions attirent, la magie est magique, la féerie féerique… Enfin bon, vous m’avez compris.

Mention spéciale pour les poupées du monde avec la musique aliénante (qui ne me quitte plus depuis), dans les yeux de mon fils de 5 ans c’était un régal.

Deuxième mention spéciale pour le manège Buzz l’éclair, héros familial (en tout cas de notre famille), ou l’on laserise façon puzzle des méchants robots et mieux on ventile et disperse les sus-nommés robots plus on marque de point, j’ai adoré.

Alors voilà, c’est ravis et béats que nous avons quitté le parc, à la nuit tombante pour reprendre le RER vers notre foyer parisien.

Comme tout a une fin, on finit par faire les comptes de la journée pour réaliser qu’à ne rien faire qu’à se nourrir d’insipides produits importés on a dépensé le salaire moyen d’un cadre burkinabé (c’est un exemple, je n’ai pas vérifié).

Fichtre ! on croyait partir en voyage avec Mickey et on s’est fait hypnotisé par Picsou !

Tant pis, on y retournera, on est vraiment pas raisonnables.

par Burlington publié dans : Visites
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Mercredi 4 juillet 2007

Un gros camion blanc Kenworth, calandre plein cadre, coup de klaxon, Rock, générique…

 

C’est pas sorcier

 

 Bijou du paf (France 3), intelligente, sérieuse mais pas trop, multigénérations, didactique, divertissante… Un ovni, quoi !

 

Fred, Jamy, Sabine, La petite voix… Une brillante équipe qui s’est donné pour mission de nous expliquer tous les comment, pourquoi, qui, quand que nous et nos enfants nous posons.

Les sujets sont des plus variés : du marais Poitevin aux robots, de la conquête spatiale aux casques bleus…

Jamy et ses multicolores lunettes reste à l’abri de son camion rutilant (n’allez pas me dire que c’est pas tourné en vrai dans le camion, hein !!!) et grâce à moult maquettes, bricolages tuyaux et autres morceaux de polystyrène nous démontre les phénomènes les plus complexes donnant, j’en suis sur, de l’urticaire à tous les enseignants de science qui se sont usés à tenter de nous faire entrevoir deux ou trois principe de physique.

Fred et Sabine c’est l’équipe de terrain ; au fond d’une mine, dans un institut de mathématiques, dans un abattoir à poulets, dans tous les endroits les plus risqués de la planète ils nous font découvrir les secrets que notre monde fascinant recèle.

La petite voix assure avec sa petite voix (ben oui) les transitions du terrain au camion et du camion au terrain et vice-versa.

26 minutes pour rendre les adultes moins bêtes et les enfants plus intelligents, c’est tout ce qu’on peut (doit) demander au service public qui, dans d’autres circonstances, est moins brillant.

Grand merci donc, aux héros de la culture populaire Fred Courant et Jamy Gourmaud qui non content d’être les présentateurs vedettes de cette série en sont les auteurs ; votre plus grand merci viendra dans quelques années, quand des trentenaires vous diront avoir aimé les sciences (ou autre chose) grâce à vos émissions, et qu’ils y auront trouvé leur voie.

par Burlington publié dans : Télé
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Lundi 2 juillet 2007

Il est presque minuit, le téléphone sonne :

-Bonsoir monsieur, c’est l’hôpital de Meaux, vous êtes bien le fils de Madame E ?

-Oui.

-Votre maman va très mal, ce serait bien si vous pouviez venir…

-Oui.


Ce coup de fil, je l’attendais, forcément, j’avais imaginé mille scénarios à cette scène de la vie ; il me restait à la vivre, sans réfléchir, juste la vivre.

Confier les enfants.

Prendre un taxi avec ma femme (l’amie des bons et des mauvais jours, promis un jour, je vous en parlerais) parce qu’on a pas de voiture.

45 minutes de taxi de nuit, la radio en fond sonore, peu de paroles, coup de fil à l’hôpital, prévenir de mon arrivée.

Monter dans le service dans le vide de la nuit.

-Bonsoir, je suis le fils de Madame E.

-Bonsoir, je suis son infirmière, c’est bien que vous soyez venu, je suis passé voir votre maman il y a dix minutes, je lui ai dit que vous arriviez.


J’entre dans la chambre et je sais, l’infirmière et l’aide-soignante savent aussi.

– silence –

-Je crois que c’est trop tard monsieur, voulez vous que nous vous laissions un moment.

-Oui, merci

Je suis dans la chambre avec ma femme qui est là (c'est-à-dire complètement là, sa présence silencieuse, son regard comme le meilleur des soutien).

Je suis face à la mort de celle qui m’a donné la vie ; face à la Mort, celle qu’on bannit ou qu’on théâtralise dans notre société ; je suis face à ma mère comme je l’étais deux jours avant mais elle ne me sourira plus jamais.

Je lui ai pris la main, je l’ai embrassé je lui ai dit adieu.

Ma femme lui a dit adieu, nous sommes restés là, quelques minutes en silence, nous sommes sortis de la chambre.

L’infirmière et l’aide-soignante nous ont offert à boire, gentiment, simplement.

-Qu’est-ce que je dois faire maintenant ?

L’infirmière pouvait répondre à la partie administrative de la question, pour le reste, c’était à moi de trouver les réponses.

par Burlington publié dans : Humeur
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Samedi 30 juin 2007

Beaucoup moins péremptoire et triomphant que mon précédent article qui n’eu de retour que le titre je tente avec moult modestie (ce qui ne fait jamais de mal) un timide retour que j’espère régulier sur ce blog.

Je me suis rendu compte avec joie, étonnement et stupeur que malgré mon silence plus de 300 visiteurs me rendaient visite par semaine, et ce, d’endroits de la planète des plus exotiques mais bon, quand même une majorité de concitoyens (voir la petite carte du monde en bas à gauche de la page avec pleins de points rouges, façon varicelle purulente).

Si je reviens, si jamais je reviens, c’est avec pas mal de choses à vous raconter:

Je vous parlerais de famille, de perte, de départs, de politique, de notaires, de radiologues, de ministres, de livres, de trucs et de machins, de la mort un peu et beaucoup, beaucoup de la vie !

Mille mercis nouveaux et renouvelés aux fidèles, aux amis de passage, aux perdus à tous ceux qui ont pris quelques minutes de leur temps pour lire quelques unes de me lignes.

par Burlington publié dans : Humeur
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